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Module 3 - 
14 Préparation des plans de développement

14.1 Quels sont les objectifs d’un plan de développement ?
14.2 Quelles sont les principales composantes du plan de développement ?
14.3 Quelles sont les erreurs les plus courantes lors de la rédaction d’un plan de
développement ?
14.4 Quelles sont les grandes problématiques concernant les pauvres ?
Pour en savoir plus

Questions clés :


A quoi sert un plan de développement ?
Que suppose un plan de développement ?
Comment un plan de développement permet-il d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté ?

Voir aussi les modules suivants :


[4] Collecte de l’information
[6] Définitions des objectifs du PPP



Phase de Developpement du PPP – Préparation des plans de développement

14.3 Quelles sont les erreurs les plus courantes lors de la rédaction d’un plan de développement ?

Vous trouverez ci-dessous la liste des dix erreurs les plus courantes associées aux plans de développement. Elles sont bien entendu à éviter.

1. Absence de projet de développement clair

Il importe d'expliquer clairement au lecteur la nature de l’entreprise proposée et de le convaincre que les objectifs décrits dans le plan sont réalistes. Des affirmations générales sans preuve à l’appui, telles que « Chacun sait que… », sont à éviter. Toute affirmation qui ne peut être étayée par des données fiables doit être bannie. De nombreuses entreprises décrivent leur situation au présent, sans fournir de détails sur leur orientation future. Les formules vagues, les sous-entendus et les suppositions sont à éviter absolument.

2. Description du service dans un langage d’initié

Il est judicieux de rédiger le plan dans un langage simple et clair. Le jargon de la profession est à éviter autant que possible. Les prêteurs seront peu enclins à accorder un prêt ou à proposer un financement s’ils n’ont pas une idée précise de l’objet du partenariat.

3. Absence d’étude de marché ou de la concurrence

Les partenaires doivent connaître le créneau qu’ils occupent ainsi que la concurrence à laquelle ils font face. Il convient si possible de dresser la liste des concurrents, en énumérant leurs forces et leurs faiblesses. Les entreprises comme les partenariats ont toujours un concurrent. Par conséquent, un plan de développement affirmant une absence de concurrence est voué à l’échec.

4. Données financières incomplètes

Les informations financières fournies doivent être suffisamment détaillées pour permettre au lecteur d’en évaluer l’exactitude. Ces informations doivent comprendre les hypothèses claires et exhaustives sur lesquelles est fondé le plan de financement. Les chiffres réels, s’ils sont disponibles, doivent apparaître. Ils doivent être interprétables et soumis à l’examen par le groupe de travail chargé d’élaborer le plan de développement qui vérifie la cohérence de l’ensemble.

5. Annexes trop volumineuses

Le plan de développement doit contenir certains documents justificatifs tels que brochures, documents techniques, curriculum vitae des principaux dirigeants et synthèses d’études de marché. Cependant, un document plus volumineux n’impressionne pas davantage le lecteur. Il est donc préférable de ne pas trop entrer dans les détails.

6. Mauvaise rédaction

Rien n’est plus dissuasif pour un investisseur prospectif qu’un plan de développement mal rédigé. Un travail interne de contrôle qualité devra être effectué sur toutes les parties du plan de développement pour garantir une bonne révision du document.

7. Insuffisance de détails

Certaines personnes rédigent des plans qui tiennent sur quatre pages et estiment ne plus rien avoir à ajouter. D’autres pensent qu’un partenariat ou une entreprise n’a pas besoin de plan et qu’il suffit d’improviser. Des partenaires à la recherche d’un investisseur devront néanmoins élaborer un plan bien rédigé et suffisamment détaillé.

8. Longueur excessive

Un plan de développement ne doit pas être trop verbeux. Quarante pages suffisent pour attirer les investisseurs. En revanche, quatre-vingts pages les repousseront, surtout si l’essentiel du document peut figurer sur 15 pages. Il est primordial de s’en tenir aux faits, de les énoncer clairement et d’éviter les redondances. L’objectif est de rédiger un bon plan de développement, la longueur n’étant pas synonyme de qualité.

9. Utilisation abusive des sigles

L’utilisation de sigles dans le plan doit être limitée autant que possible. Sinon, le lecteur devra sans cesse se reporter aux définitions correspondantes. Si le nom complet est trop long et son énoncé fastidieux, son remplacement par une autre appellation est une solution parfaitement acceptable.

10. Redondances

Un plan de développement doit être conçu avec la plus grande rigueur. Chaque fait ou sous-partie ne doit figurer qu’une fois – à l’endroit qui correspond le mieux à son contenu. La concision est particulièrement appréciée, car elle signale une capacité à identifier et à décrire de manière organisée les principaux facteurs qui déterminent la réussite du partenariat.

 


 
     
  INTRODUCTION  
  Module 1 - Avant les PPP  
  01-Premiers pas vers un PPP  
  02- Planification stratégique  
  Module 2 - Phase Preparatoire  
  03- Planification et organisation  
  04- Collecte de l’information  
  Module 3 - Phase de Developpement
du PPP PPP
 
  05- Identification des contraintes  
  06- Définition des objectifs du PPP  
  07- Définition des paramètres (portée)  
  08- Définition des principes du partenariat  
  09- Identification des partenaires potentiels  
  10- Définition du mode de fonctionnement du PPP  
  11- Choix entre différentes options  
  12- Financement (Investissement)  
  13- Financement (Recouvrement des coûts)  
  14- Préparation des plans de développement  
  15- Régulation du PPP  
  Module 4 - Mise en Oeuvre  
  16- Appels d’offres et approvisionnement  
  17- Négociation et signature des contrats  
  18- Gestion des PPP  
  19- Contrôle et évaluation  
  20- Gestion des conflits  
  21- Développement des capacités  
  Contact