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Module 3 - 
09 Identification des partenaires potentiels

9.1 Pourquoi identifier les partenaires potentiels ?
9.2 Quelles sont les principales procédures utilisées pour identifier des partenaires potentiels ?
9.3 Qui participe à l’identification des partenaires potentiels ?
9.4 Quelles sont les grandes étapes de l’identification des partenaires potentiels ?
9.5 Quels sont les principaux aspects à prendre en compte ?
9.6 Quelles sont les principales contraintes observées lors de l’identification des partenaires potentiels dans le cas des PPP en faveur des pauvres ?
Pour en savoir plus

Questions clés :


 
 

Voir aussi les modules suivants :


[2] Planification stratégique
[3] Planification et organisation
[7] Définition des paramètres (portée)
[10] Définition du mode de fonctionnement du PPP



Phase de Developpement du PPP– Identification des partenaires potentiels

9.5 Quels sont les principaux aspects à prendre en compte ?

Des intérêts parfois officieux

Comme nous l’avons déjà indiqué, les parties prenantes peuvent avoir des intérêts officieux et des projets en partie confidentiels. Il incombe à la municipalité de prendre note de ces problèmes et de les traiter avec diplomatie.

Objectivité de l’analyse

La municipalité peut se charger de l’analyse des parties prenantes. L’expérience a toutefois permis de démontrer que l’objectivité d’une tierce partie au fait du contexte, mais dont les intérêts ne sont pas en jeu, permet d’obtenir une évaluation plus globale de la situation.

Aptitudes respectives

Les rôles doivent être attribués en fonction des aptitudes de chacun. La réalisation du PPP suppose certaines aptitudes de la part du secteur privé. En règle générale, ces aptitudes doivent être renforcées [Outil 21], notamment :

  • l’aptitude du secteur public à travailler en partenariat et à développer dès l’origine une approche stratégique concernant la réalisation du partenariat ;
  • la prise en compte, par le secteur privé, des difficultés auxquelles sont confrontés les plus démunis ;
  • l’aptitude de la société civile à collaborer avec le secteur privé ; la conscience, au sein des communautés, d’avoir peut-être un rôle à jouer en matière de réglementation.

Institutions d’aide et donateurs

Théoriquement pour être viable, un partenariat local a pour but de concilier les objectifs et les intérêts de chacun. Mais dans certains cas, il faut faire appel à un soutien financier et technique extérieur. C’est à chaque municipalité de déterminer s’il est nécessaire de faire intervenir des donateurs dans le projet de PPP.

Le plus souvent, les institutions financières internationales (IFI) – également appelées « banques de développement multilatéral » (BDM) – qui sont des établissements de prêt multilatéraux ayant vocation à fournir les ressources nécessaires au développement, se chargent d’apporter cette aide financière aux PPP.

Parmi ces institutions ou banques figurent notamment : la Banque asiatique de développement (BAsD) et le Fonds asiatique de développement (FAsD) ; la Banque africaine de développement (BAD) et Fonds africain de développement (FAD) ; la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ; la Banque interaméricaine de développement (BID) ; la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD ou Banque mondiale) ; l’International Finance Corporation (IFC) ; l’Association internationale de développement (AID) ; la Banque de développement du Moyen-Orient (BDMO) ; la Banque nord-américaine de développement (BNAD).

L’essentiel de l’aide apportée par les IFI est versée aux pouvoirs publics participant aux PPP sous forme de prêts. Les IFI contribuent également, à des degrés divers (au fur et à mesure que l’aide institutionnelle diminue et que le flux de capitaux privés vers les économies en développement continue de croître), au financement d’initiatives privées.

Chaque IFI est dotée de ses propres règles de fonctionnement, que la municipalité a tout intérêt à connaître si elle souhaite obtenir le soutien de l’IFI concernée. Ce type d’institutions fournit différentes formes d’aides, parmi lesquelles :

  • l’aide au développement des capacités ;
  • la promotion et le financement de projets innovants ;
  • le renforcement du levier financier des fonds privés.

Le rôle des IFI dans les investissements en faveur des infrastructures privées comprend trois grands aspects :

  • préparation, évaluation et montage financier des projets d’investissement ;
  • modalités de financement de l’investissement non disponibles (pour l’heure) sur le marché ou en faveur de secteurs encore considérés comme insuffisamment porteurs pour bénéficier d’un financement de nature commerciale ;
  • limitation des risques politiques et réglementaires.

Certains inconvénients du financement par des fonds étrangers proviennent de la divergence entre les « donateurs » et les « bénéficiaires » et / ou entre les « experts étrangers » (généralement originaires de pays du Nord) et leurs homologues locaux. Cela engendre parfois des projets dont les objectifs et les résultats ne correspondent pas aux besoins réels du bénéficiaire – ou sont en décalage, voire en contradiction avec ceux-ci. Il est donc nécessaire de reconsidérer le principe et les fonctions des aides extérieures.

Les relations d’opposition évoquées ci-dessus pourraient être remplacées par des partenariats reposant sur une collaboration étroite, documentée et attentive des donateurs avec leurs homologues locaux, en vue de réaliser des ambitions communes, axées sur les objectifs et les aspirations nationaux. Inutile de dire que si les donateurs servent leurs propres ambitions et attendent des bénéficiaires qu’ils se montrent conciliants, les résultats à long terme seront quasiment nuls.

Le manque de compréhension mutuelle peut engendrer des problèmes, notamment en termes de viabilité, car celle-ci repose à la fois sur des contraintes budgétaires et sur la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Parmi les difficultés rencontrées par les gouvernements figurent la nécessité de respecter les conditions et les exigences relatives aux accords d’aide (les donateurs dictant leurs conditions au gouvernement, par exemple), ainsi que l’incapacité des donateurs à proposer l’expertise de qualité et l’assistance technique requises. Il n’est pas rare que des experts étrangers cherchent à vendre un dispositif d’aide « clés en main » mis au point dans le cadre d’une mission antérieure, sans tenir compte de sa validité ou de sa pertinence face à une situation totalement différente.

 


 
     
  INTRODUCTION  
  Module 1 - Avant les PPP  
  01-Premiers pas vers un PPP  
  02- Planification stratégique  
  Module 2 - Phase Preparatoire  
  03- Planification et organisation  
  04- Collecte de l’information  
  Module 3 - Phase de Developpement
du PPP PPP
 
  05- Identification des contraintes  
  06- Définition des objectifs du PPP  
  07- Définition des paramètres (portée)  
  08- Définition des principes du partenariat  
  09- Identification des partenaires potentiels  
  10- Définition du mode de fonctionnement du PPP  
  11- Choix entre différentes options  
  12- Financement (Investissement)  
  13- Financement (Recouvrement des coûts)  
  14- Préparation des plans de développement  
  15- Régulation du PPP  
  Module 4 - Mise en Oeuvre  
  16- Appels d’offres et approvisionnement  
  17- Négociation et signature des contrats  
  18- Gestion des PPP  
  19- Contrôle et évaluation  
  20- Gestion des conflits  
  21- Développement des capacités  
  Contact